Injection de PRP en Suisse à Genève

Le plasma riche en plaquettes (PRP), également appelé gel plaquettaire autologue (PRGF), plasma riche en facteurs de croissance (PRGF) ou concentré plaquettaire (CP), est essentiellement une augmentation de la concentration de plaquettes autologues en suspension dans une petite quantité de plasma après centrifugation du sang du patient.

 Ces dernières années, les études sur les facteurs de croissance ont été de plus en plus développées et approfondies. Les nouvelles découvertes et connaissances sur l’importance et le rôle de ces facteurs ont suscité un intérêt croissant pour leur éventuelle utilisation thérapeutique. Le terme “facteur de croissance” (souvent utilisé sous la forme anglaise “growth factor” – G.F. – ou le terme générique “growth hormone”) désigne des protéines capables de stimuler la prolifération et la différenciation des cellules. Le plasma riche en plaquettes, communément appelé P.R.P., est un produit dérivé du sang qui est étudié depuis de nombreuses années dans différentes branches de la médecine. La raison de son utilisation réside dans le fait que les plaquettes, dont le P.R.P. est riche, libèrent de nombreuses substances qui favorisent la réparation des tissus et influencent le comportement des autres cellules en modulant l’inflammation et la néoformation des vaisseaux sanguins. En effet, les plaquettes jouent un rôle clé dans la médiation de la guérison des tissus endommagés grâce à leur capacité à libérer des facteurs de croissance, notamment le PDGF, le TGF β, le VEGF, l’IGF-1, le FGF et l’EGF. Les granules contenus dans les plaquettes sont également une source de “cytokines”, de “chimiokines” et de nombreuses autres protéines impliquées dans la stimulation de la prolifération et de la maturation cellulaires, la modulation de l’inflammation et l’activation d’autres cellules en régulant l’homéostasie des tissus et les processus de régénération.

 

Méthode de préparation

La préparation du PRP consiste à prélever du sang veineux autologue (c’est-à-dire celui du patient), qui est ensuite soumis à une double centrifugation et concentré.

En gros, le sang du patient est prélevé, collecté et centrifugé à différentes vitesses jusqu’à ce qu’il se sépare en trois couches : le plasma pauvre en plaquettes (PPP), le plasma riche en plaquettes (PRP) et les globules rouges (GR). Deux rotations sont généralement utilisées. La première rotation sépare le plasma pauvre en plaquettes (PPP) de la fraction rouge et du plasma riche en plaquettes (PRP). La seconde rotation sépare la fraction rouge du PRP. Le matériau ayant le poids spécifique le plus élevé (PRP) est déposé au fond du tube. Immédiatement avant l’application, un activateur/agoniste plaquettaire (thrombine bovine et chlorure de calcium à 10 %) est ajouté pour activer la cascade de coagulation, produisant un gel plaquettaire. L’ensemble du processus dure environ 12 minutes et produit une concentration de plaquettes 3 à 5 fois supérieure à celle du plasma natif.

La méthode de préparation permet d’obtenir, environ 4 heures après le prélèvement, 4 à 10 tubes de concentré plaquettaire (5 cc chacun) en fonction de la quantité de sang prélevée. À la fin de cette procédure, des contrôles de qualité et des tests microbiologiques appropriés sont effectués sur un petit échantillon du PRP obtenu. Enfin, les tubes contenant le concentré sont stockés dans des chambres froides appropriées à une température de -30°C.

 

Validité clinique

L’utilisation et la validation clinique du PRP en sont encore à leurs débuts. Les résultats de la recherche fondamentale et des études précliniques n’ont pas encore été confirmés par des essais cliniques contrôlés à grande échelle. Par exemple, l’utilisation clinique du PRP pour les lésions nerveuses, la médecine sportive et l’orthopédie a donné des résultats “prometteurs” mais “incohérents” lors des premiers essais. En 2009, une revue systématique de la littérature scientifique a indiqué qu’il existe peu d’études cliniques contrôlées ayant évalué de manière adéquate la sécurité et l’efficacité du traitement par PRP et a conclu que le PRP est une option de traitement prometteuse, mais non prouvée, pour les blessures courantes des tendons, des ligaments et des muscles.

Les partisans de la thérapie PRP affirment que les résultats cliniques négatifs sont associés à la mauvaise qualité du PRP produit par des dispositifs inadéquats.

Il existe de nombreux articles scientifiques dans la littérature qui montrent que le traitement de certaines pathologies avec des infiltrations de facteurs de croissance, par exemple la pathologie du tendon de la coiffe des rotateurs de l’épaule ou des infiltrations de tendons comme le tendon d’Achille (6) ou des infiltrations pour l’épicondylite etc., est absolument comparable à l’absence de traitement PRP ou de thérapies traditionnelles ou même à un placebo, et donc pratiquement inutile. En particulier dans le cas de blessures aussi fréquentes des tendons de l’épaule (la coiffe des rotateurs), l’acromioplastie (le limage de l’os de l’omoplate qui est couramment pratiqué lors d’une intervention chirurgicale visant à réparer ces tendons afin d’éliminer la cause qui les a usés) semble en soi libérer suffisamment de facteurs de croissance de l’os pour rendre l’ajout de PRP superflu.

Des études de recherche sont actuellement en cours pour évaluer l’efficacité du traitement par PRP. Des recherches récentes ont montré que certains problèmes de tendons peuvent obtenir de meilleurs résultats avec des injections de PRP qu’avec des thérapies traditionnelles. En outre, de nombreux articles scientifiques démontrent désormais l’efficacité significative du PRP dans le traitement de l’arthrose légère à modérée du genou. Les facteurs qui peuvent influencer l’efficacité du traitement PRP sont les suivants :

  •     La zone du corps à traiter
  •     L’état de santé général du patient
  •     Si la blessure est aiguë (par exemple, suite à une chute) ou chronique (une blessure qui se développe avec le temps).
  •     La préparation du PRP, y compris la composition cellulaire de la matière injectée.
  •     Lésions chroniques des tendons

Le PRP semble efficace dans le traitement des lésions tendineuses chroniques, notamment au niveau du coude (épicondylite et épitrochléite).

L’utilisation du PRP pour d’autres lésions tendineuses chroniques telles que la tendinite chronique d’Achille ou l’inflammation du tendon rotulien est prometteuse. Cependant, il est difficile de dire à l’heure actuelle si la thérapie PRP est plus efficace que le traitement traditionnel de ces problèmes.

  • Lésions ligamentaires et musculaires du genou

Une grande partie de l’attention médiatique accordée à la thérapie PRP concerne le traitement des blessures sportives aiguës, telles que les lésions ligamentaires et musculaires. Le PRP a été utilisé pour traiter des athlètes professionnels souffrant de blessures sportives courantes, telles que des blessures aux muscles fléchisseurs de la cuisse et aux quadriceps, avec des résultats prometteurs sur les temps de récupération.

  • Chirurgie

Récemment, le PRP a été utilisé pendant certains types de chirurgie pour aider les tissus à guérir. Au départ, on pensait qu’il était utile dans la chirurgie de l’épaule pour réparer les tendons de la coiffe des rotateurs. Cependant, les résultats obtenus à ce jour montrent que l’utilisation du PRP dans ce type d’interventions chirurgicales ne présente que peu d’avantages. Des recherches récentes ont été consacrées aux avantages du PRP dans la cicatrisation du ménisque après une réparation du ménisque par différents types de sutures ; toutefois, ces études n’en sont qu’à leurs débuts.

La chirurgie du genou, en particulier le ligament croisé antérieur (LCA), est un autre domaine où le PRP a été appliqué. Pour l’instant, l’utilisation du PRP semble présenter peu d’avantages dans ce cas.

  • Arthrite du genou

De nombreux travaux scientifiques démontrent l’efficacité du PRP à faible teneur en leucocytes dans le traitement de l’arthrose du genou faible à modérée. Certaines études ont montré que ces résultats peuvent durer jusqu’à deux ans.

  • Fractures

Le PRP a été utilisé de manière très limitée pour accélérer la guérison des fractures. Jusqu’à présent, elle n’a montré aucun avantage significatif.

Conclusion

Le traitement par PRP pourrait être prometteur, mais il n’existe pas d’études de recherche actuelles pour étayer les affirmations des médias. Bien que le PRP semble être efficace dans le traitement de certaines lésions tendineuses chroniques et de l’arthrose du genou faible à modérée, la communauté médicale a besoin de preuves scientifiques supplémentaires avant de pouvoir déterminer si la thérapie PRP est réellement efficace dans d’autres pathologies.

Bien que le succès du traitement par PRP soit encore discutable, les risques qui y sont associés sont minimes : il peut y avoir une augmentation de la douleur au site d’injection, mais l’incidence des autres problèmes – infection, lésions tissulaires, lésions nerveuses – ne semble pas différente de celle associée aux injections de cortisone.

Voir aussi : https://fr.wikipedia.org/wiki/Plasma_riche_en_plaquettes